HYPNOSE · VALENCE · ROMANS · DRÔME / ARDÈCHE
Se libérer d'un traumatisme, par l'hypnose et l'EMDR en Drôme Ardèche
Un traumatisme, c'est souvent un événement que votre système nerveux n'a jamais réussi à « classer » comme terminé.
Pourquoi un traumatisme reste « vivant » dans le corps
Le corps continue d'y réagir au présent, comme si le danger était encore là, même des années après, même quand la tête sait très bien que ce n'est plus le cas. C'est exactement ce décalage entre ce que vous savez et ce que vous ressentez qui rend un traumatisme si difficile à dépasser par la seule volonté.
Face à un événement qui dépasse ce que nous pouvons accueillir sur le moment, des réactions de protection peuvent continuer à se déclencher ensuite. Une image, une sensation ou une émotion revient, même lorsque vous savez que la situation a changé.
C'est pour ça qu'un bruit, une odeur, une phrase anodine peut suffire à faire resurgir une sensation de danger, des années plus tard, alors que rien dans la situation présente ne le justifie. Ce n'est pas de la fragilité, c'est un mécanisme de survie qui a simplement continué à tourner après que le vrai danger soit passé.
L'alarme continue de s'activer alors qu'il n'y a plus de danger.
Comment l'hypnose et l'EMDR travaillent ensemble sur un traumatisme
L’EMDR fait partie des approches étudiées et recommandées dans certaines prises en charge du stress post-traumatique. Elle vise notamment à réduire la détresse liée à des souvenirs ciblés. Le souvenir reste dans votre histoire ; nous cherchons à ce qu’il envahisse moins votre présent.
L’hypnose peut trouver sa place pour travailler des ressources, des sensations et votre rapport au moment présent. Des exercices cognitifs et comportementaux peuvent aussi aider à observer les évitements et les réactions du quotidien. Leur place se décide avec vous, selon votre situation.
Un avis médical est nécessaire, et un accompagnement global par hypnothérapie et par psychiatrie ou psychologie est bénéfique.
Vous restez maître de ce que vous partagez
C'est une inquiétude que j'entends souvent : "Est-ce que je vais devoir tout raconter en détail ?" La réponse est non.
Le travail sur un traumatisme ne demande pas de revivre l'événement dans ses moindres détails pour être efficace. Vous gardez à tout moment le contrôle sur ce que vous choisissez de partager, à quel rythme, et jusqu'où. Mon rôle est d'accompagner ce que votre système nerveux est prêt à traiter aujourd'hui, pas de vous pousser au-delà.
Et si on en parlait ?
Ce que vous avez vécu compte. Nous avançons à votre rythme, à partir de ce dont vous avez besoin aujourd’hui. On fait équipe. Vous n’avez pas besoin de trouver les bons mots pour me contacter.
Les circuits de la peur
Pour comprendre ce décalage entre « je sais que c’est fini » et « mon corps réagit encore », on peut regarder du côté des réseaux qui participent à l’alerte et à la mémoire.
• L’amygdale participe à l’apprentissage des signaux de menace et aux réactions de défense. L’alarme incendie est une image utile, mais elle ne fabrique pas toute la peur à elle seule.
• L’hippocampe contribue à la mémoire et au contexte des événements : où et dans quelles circonstances ils se sont passés. L’image de l’archiviste aide à comprendre ce rôle.
Ces régions travaillent avec d’autres réseaux, notamment corticaux. Un stress important peut perturber les apprentissages et la mémoire, mais on ne peut pas déduire du ressenti d’une personne qu’un souvenir serait forcément « stocké sans date ».
Un détail peut rappeler une expérience passée et réveiller une réaction forte. Ce que vous avez vécu compte, même si votre entourage ne comprend pas ce qui vous arrive.
Le travail vise à ce que l’évocation du souvenir soit moins envahissante et que vous retrouviez des repères dans le présent. Dire que nous « réparons l’hippocampe » serait aller au-delà de ce que ces explications permettent d’affirmer.
L'alarme qui se déclenche quand il n'y a plus de danger
Vous avez déjà entendu une alarme de voiture se déclencher pour un rien, un coup de vent, un camion qui passe un peu trop près, alors qu'il n'y a jamais eu la moindre tentative d'effraction ?
Cette alarme de voiture est une image de ce que vous pouvez ressentir : un signal vous remet en alerte, alors qu’aujourd’hui vous êtes en sécurité. Elle aide à raconter le décalage ; elle ne décrit pas un réglage unique de votre amygdale.
Votre réaction n’est pas une faute ni un signe de fragilité. Elle mérite d’être comprise à partir de ce que vous avez vécu et de ce qui se passe pour vous maintenant.
Le travail qu'on fait ensemble, avec l'hypnose et l'EMDR, c'est un peu ça : aller transmettre ce message-là à la bonne partie de vous, pour que l'alarme puisse enfin se calibrer sur ce qui se passe vraiment aujourd'hui.
L’objectif est de retrouver un mouvement plus doux, plus clair, plus juste pour vous.
Pour aller plus loin : comprendre ce qui se joue
Un cadre et des méthodes qui ont été étudiées
L’EMDR fait partie des approches recommandées dans certaines prises en charge du stress post-traumatique chez l’adulte. Elle suit un cadre comprenant préparation, travail sur les souvenirs et évaluation. Son mécanisme ne se résume pas à une « remise à zéro » du cerveau. Je vous explique l’approche envisagée et sa place dans votre parcours de soins.
Pour continuer votre chemin
Frédéric Garcia
Cabinet d’hypnose et thérapies brèves
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